Je viens de découvrir un témoignage troublant dans le livre, publié aux édition Terre Humaine en 1983 "Le vinaigre et le fiel" de Margit Gari, paysanne hongroise dont les propos ont été recueillis par Edith Fel.
Margit Gari y raconte ses tribulations d'ouvrière agricole, de brodeuse, de colporteuse avec précision, résignation et humour.
Elle raconte la naissance de son fils aîné en 1930, et de ce qui a suivi :
"Malgré ma maigreur, j'eus tant de lait que, selon les dires de la sage-femme, tout en moi semblait se transformer en lait. Ma gorge était si douloureuse et si gonflée que je dus faire sucer ce lait superflu. Dans ce cas l'usage voulait que ce soit le père ou le mari de la jeune femme qui s'en charge. Moi, je fus soulagée par celui des deux qui se trouvait à la maison : tantôt mon père, tantôt mon mari..."
Ce n'est bien sûr pas sans rappeler le rôle du tétaïre dans l'Hérault, dont Valérie Cabrol a retrouvé traces et qui a officié jusque dans les années 40...
Le point de départ de notre recherche est le motif utilisé par Steinbeck dans les Raisins de la colère à savoir une jeune femme qui allaite un adulte... Depuis nous recherchons tout ce qui de près où de loin (iconographie, récits traditionnels, romans...) peut éclairer ce motif "socialement incorrect" en ce début de 21ième siècle... et notamment les quasi introuvables (sauf chez Valère Maxime, Pline l'Ancien et Nicolas Poussin) références à l'allaitement d'une mère par sa fille...
dimanche 25 juin 2017
Margit Gari née en 1907 en Hongrie, avait trop de lait...
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